24.02.2009

Douleur

On a beau me dire que ça arrive souvent
On a beau me dire que c'était pas un enfant
Quand un espoir se meurt
Chaque réconfort est une douleur.


23.02.2009

Cyanure et vieil écrit

Un vieux, très vieux texte, retrouvé au fin fond de mon ordinateur. A croire qu'il dormait depuis trop longtemps.


Sous ce ciel de profane, un visage apparaît
Un sourire soufflant l'âme, un regard de beauté.
Un anneau de musique qui ne pleure jamais
Muette comme l'éthique tu t'accroches à ma plaie.
Tu es là attentive à attendre sans fin
Une douce captive qui t'enlace les seins
La nerveuse palpitante dégrisant son amant
Avec la peur au ventre à attendre tendrement

Je rêvais d'infini, tu voyais l'horizon
Tu ne reconnais plus le visage de ta vie
Les silences des vagues, tu n'veux plus les entendre
Tu as pris tes valises floues de notre avenir.

Une bande musicale en bandoulière fétiche
Une étoile cannibale, une chanson de postiches
Je veux de ton amour non pas par habitude
Mais sans aucun détour, sans aucune lassitude
La magie de l'amour échappe au déshonneur
C'est l'illusion d'un tour avalant les malheurs
Et j'écoute à ta porte le plus beau requiem
Ta voix qui me transporte un ballet de je t'aime

Je rêvais d'infini, tu voyais l'horizon
Tu ne reconnais plus le visage de ta vie
Les silences des vagues, tu n'veux plus les entendre
Tu as pris tes valises floues de notre avenir.

Ta voix comme un saoulé, je la bois à la lie
Elle enserre maculée ma vie et ma folie
Elle m'ordonne je la suis, elle ordonne je m'oublie
Dans ce ravissant lit, je reprend mes esprits.
Un amour qui s'éteint, c'est la mort qui klaxonne
Tu le croyais si bien que tout cela t'étonne
Le convoi funéraire s'ébroue sur la morne place
C'est le tic-tac binaire de l'amour qui s'efface.

Je rêvais d'infini, tu voyais l'horizon
Tu ne reconnais plus le visage de ta vie
Les silences des vagues, tu n'veux plus les entendre
Tu as pris tes valises floues de notre avenir.

Les voisins de l'ailleurs sur un air de misère
Dansaient comme des rockeurs en purgeant leurs viscères.
Tu voulais les rejoindre, fiancer le possible
Je n'ai pas vu la poindre, la tristesse impossible.
Le soleil m'éblouit, attend je le connais
Une lune il s'enfuit, attend tout est parfait
Le réveil dans le jour, un beau rêve incroyable
Ton regard mon Amour te rappelle l'improbable

Je rêvais d'infini, tu voyais l'horizon
Tu ne reconnais plus le visage de ta vie
Les silences des vagues, tu n'veux plus les entendre
Tu as pris tes valises floues de notre avenir.

Tu es mon feu, ma flamme et mes angoisses noires
Tu es la fougue, ma femme, la tristesse dérisoire
Sans toi je disparais, rayon des oubliés
Et dis moi s'il te plait, n'attend pas mon aimée
Que sans moi tu te perds, je vous aime ma belle fée
Tu es reine immortelle, la rose de mon été
Tu es le sombre orage, la merveilleuse pluie
Ton cœur vaut un outrage, bel amour insoumis

Je rêvais d'infini, tu voyais l'horizon
Tu ne reconnais plus le visage de ta vie
Les silences des vagues, tu n'veux plus les entendre
Tu as pris tes valises floues de notre avenir.

Et je reste fragile sans la vue de tes yeux
Je bafouille imbécile quand je te perds un peu
Mon hiver et ma nuit, mon fol été païen
Je meurs et je revis sous tes longs va-et-vient
Je te sens malhabile à vibrer dans la vie
Je me crois si tranquille, rageur repenti
Naufragé de l'ennui tu m'ôtes le silence
Tu explores ma vie et me sauve de l'enfance

Je rêvais d'infini, tu voyais l'horizon
Tu ne reconnais plus le visage de ta vie
Les silences des vagues, tu n'veux plus les entendre
Tu as pris tes valises floues de notre avenir.

Comme une ombre solitaire je reste translucide
A rechercher l'amer, ta parole lucide
Tu reprends mon salut, le caresse toujours
Comme un chien éperdu mais un chien de l'amour
Une lumière intérieure brillante dans le lointain
Tu n'as enfin plus peur de regarder demain
Sur cet air mon amour, mon cœur explose pour toi
Viens mon tendre amour, viens, viens et repose toi.

Je rêvais d'horizon, tu vois mon infini
Tu reconnais enfin le visage de ta vie
Les silences des vagues tu les as vu ensemble
Tu poses tes valises sûre de notre avenir.

Solidésir

13.02.2009

Le talent

Comment te dire que tout va bien
Que sans toi je respire
Tes caresses ne me font plus rien
Et tu restes là, à me maudire
Mais comment comprendre que rien
En toi ne me fait frémir
Comment te dire pour que tu saches enfin
Que tu me fais vomir

Qu'avons nous fait de nos talents dis-moi
Que reste-t-il pour disparaître
A trop regarder par la fenêtre crois-moi
On finit par ne plus se reconnaître

Comment se dire maintenant que tout s'éteint
Qu'il fallait arrêter de se mentir
Qu'on pouvait encore éviter le ravin
Et s'envoler pour l'infini à venir
Alors on s'est perdu tous ces matins
Pour éviter de se salir
Alors on agonise de savoir enfin
De ne plus pouvoir se sentir

Qu'avons nous fait de nos talents dis-moi
Que reste-t-il pour disparaître
A trop regarder par la fenêtre crois-moi
On finit par ne plus se reconnaître

Solidésir

06.02.2009

Devenir fou ?

As-tu trouver ta vie
Donne moi un peu de temps
Offre toi une fiévreuse envie
Le froid arrive tant et tant

A force de s'en faire une raison
Qu'en penser, tourner dans sa geôle
Y devenir fou, en oublier son nom
Les idées noires, les rêves s'affolent

Les rires fuient de nos yeux
Croire encore s'en sortir
Célébrer l'espoir si merveilleux

Mais ne pouvoir que vomir
Comme un dernier souffle amer
Dans cette prison de chair.

Solidésir

02.02.2009

Behind my mind

Frôler l'excellence
Mais rester à l'intérieur
Tu conduis sur la route de l'absence
Ou sur un boulevard d'ailleurs
Et se retrouver derrière
Un jour si long
Qu'il ne semble pas vouloir se coucher
Et je reste là à tenter de respirer
Et je reste là à tenter de respirer

Sentir l'imprudence
Se lover sur ton cœur
Et te garder au creux de ma fragrance
Dans ce désert de la peur
Et un trouble dans ma tête
Une nuit si froide
Qu'elle ne veut plus se cacher
Et je reste là à tenter de respirer
Et je reste là à tenter de respirer
Flirter avec l'absence
Caresser nos maux d'hier
Et attendre encore une chance
De traverser cette frontière
Et une douleur dans ma mémoire
Me fait pleurer de toi Un hiver sûr de lui
Et je reste là à tenter de respirer
Et je reste là à tenter de respirer

Devant l'ignorance
Je regarde dans le miroir
Et j'y vois la cruauté de ma souffrance
Une plaie ouverte sur le noir
Et un amour dans l'océan
Semble brûler d'embruns
Une nuit si douce
Mais je reste là à vouloir respirer
Mais je reste là à vouloir te trouver

Solidésir